lundi 19 avril 2010

Maison

Chose promise, chose due : je vous fais visiter notre maison maintenant qu'elle commence à être aménagée.

Je tiens à remercier nos sponsors qui nous ont fourni meubles et décoration, à savoir Micheline, Mana, Roland et Sacha, ainsi que Marianne, qui nous a gentiment permis de choisir la couleur des murs.


Nous commençons donc la visite par le coin salon : à gauche la porte d'entrée et en face la porte de la chambre.
Remerciements à Roland pour son confortable canapé.
Admirez dans l'angle gauche le tableau peint par Micheline !


A droite du salon, la partie salle à manger. L'ouverture, plus à droite, conduit à la cuisine.





Peut-être ainsi comprenez vous mieux.
Cela vous laisse aussi l'occasion de vous rincer l'oeil sur la statue des danseurs nus... coquins que vous êtes !

On continue la visite avec le coin télé : meublé télé de Sacha, lampes et canapé de Micheline, petit meuble d'entrée de Roland (si vous avez bien suivi, vous avez compris que l'entrée est à droite).


Et enfin notre chambre, "zen", du moins c'était l'intention.
Merci Mana pour votre belle lampe et la couture des rideaux.



Je vous épargne la visite des salles de bain et toilettes.

Le mini jardin est en cours d'aménagement, il fera donc l'objet d'une visite ultérieure, de même que le bureau-bibliothèque (je suis actuellement en train de poncer mon futur bureau afin de le repeindre).


En ce qui concerne la chambre d'amis, qui viendra verra.
A bon entendeur, salut !


Ilôt Rédika

Un nouveau week-end ensoleillé, et nous voilà partis pour de nouvelles aventures.


Cette fois, plus téméraires, nous poussons la balade un peu plus loin. Direction l'îlot Redika, au Sud de la Grande Terre, à environ 2h de bateau, pour y passer le week-end.

Tout le monde est maintenant à bord du "Bamboo" (oui oui, c'est bien son nom), nous pouvons donc partir, les femmes devant, les hommes derrière... mais Clara, où es-tu ???
Nous laissons le phare Amédée loin derrière nous et franchissons même la barrière de corail.

En effet, les garçons veulent pêcher en eaux profondes pour rapporter le repas du soir. Vous savez, cette pêche très sportive où il suffit d'appuyer sur un bouton pour faire descendre ou monter le fil...


D'ailleurs, quelle ne fut pas leur surprise quand ils découvrirent un requin accroché à ce dernier : plus rapide qu'eux, il avait déjà avalé leur proie ! C'est que 200 mètres, même avec un moulinet électrique, c'est long à remonter...
Histoire d'assurer les arrières, les glacières avaient quand même été préalablement remplies de côtelettes d'agneau et de cuisses de poulet, sait-on jamais.


La précaution a été inutile, car ces messieurs ont quand même pu sauver 3 belles loches pintades des dents acérées des requins. Nous nous en sommes régalés le soir même sur le BBQ.

Ne prenez pas cet air suspicieux, j'ai vérifié : ce nom douteux de "loche pintade" donné par Roland lors de leur dernière partie de pêche est juste. De même que le "vivaneau poulet", la "loche pintade" existe.
Désolée d'avoir douté de vous Roland (eh oui, je vouvoie le papa de Guillaume), mais qui a donc bien pu trouver un nom pareil pour un poisson ?

Admirez Julien, le grand maître du feu, en acte...


C'est pas tout, mais arrivés près de l'îlot, il faut quand même débarquer afin de sortir nos affaires du bateau. Evitant soigneusement les patates, et slalomant entre le platier et les coraux, nous parvenons à "beacher" - comme ils disent - sans encombre.


Il ne nous reste plus qu'à sortir la montagne d'affaires que nous avons emportées. Je sais bien que nous ne sommes partis qu'une nuit, mais à 8 ça prend du volume...
Heureusement, les trois exploratrices de charme sont là pour tout porter !


Ah là là, c'est quand même sympa de se sentir seul au monde, avec l'horizon à perte de vue !
(Jusqu'à 10h du matin seulement, après quelques autres bateaux nous ont rejoints).

Nous nous offrons même le luxe d'un petit apéro sur la plage en attendant que la nuit tombe.

Regardez nos sourires ! Il faut dire qu'à ce moment nous ne nous doutions pas que nous allions passer une nuit difficile. Non pas à cause des pétrelles (ces oiseaux protégés dont le cri ressemble à un bébé qui pleure) mais parce que faute de place, nous n'avions pas pris de matelas. Le sable était plus dur que ce qu'on croyait... on commence à prendre de l'âge...


Mais bon, ce n'est pas ce que nous avons retenu de ce week-end splendide.
En prime, les éléments nous ont fait cadeau d'un magnifique coucher de soleil ! Waou !

dimanche 4 avril 2010

Phare Amédée et Karikaté

Ici, pour le week-end de Pâques, pas d'oeuf en chocolat ni de repas de famille, mais une sortie en mer et une grosse fête.


Pour inaugurer le nouveau bateau de Roland mais aussi le retour des beaux jours, sortie au phare Amédée avec "l'ami Soliax" et Céline.
Plongée PMT sur le récif qui entoure l'îlot, avant le tombant et les eaux profondes.

Protégés, dans une réserve naturelle, les poissons étaient énormes: napoléons, perroquets, loches, raies, aiguillettes, bossus, becs de canne... et attirés par tous ces poissons, des requins.
Le plus gros, 1 m 50 était un requin gris, mais nous avons surtout vu des "pointes blanches", le requin de récif le plus commun et l'un des moins agressifs.




Le soir, grosse fête dans la propriété de Laura à Karikaté pour son anniversaire.

Les grillades et leur marinade, étaient bien entendu au rendez-vous, ainsi que les délicieux cocktails de Matthieu. J'avoue que le fait de dormir sous la tente sur place nous a permis d'en savourer plus d'un... hum hum...


Le lendemain, avec les survivants, farniente au bord de la piscine, marche sur la plage, ballade en kayak sur la mer et re-BBQ.



La journée de lundi a été tout aussi riche.


Pendant que les hommes pêchaient le vivaneau en eau profondes (entre 100 et 140 mètres de profondeur, avec un moulinet électrique, pas folle la guêpe ! ), Elsa et moi nous dorions la pilule sur l'îlot du phare Amédée.
Une légende prétend que le phare Amédée était à l'origine destiné à Fort de France, et qu'il s'est retrouvé par erreur à Port de France, ancien nom de Nouméa...


Le ponton sur lequel nous avons accosté, ou plutôt où on nous a larguées.
Juste à côté, le spectacle de danses tahitiennes. C'était sympa de faire les touristes...


Elsa effrayant un tricot rayé.
Son cousin m'a d'ailleurs "attaquée" alors que j'étais paisiblement plongée dans un livre... Sentant le contact de quelque chose de froid glisser le long de ma cuisse, j'ai fait le bond de ma vie.
Le venin de ces serpents est 5 fois plus puissant que le cobra... mais rassurez-vous, ils sont si peureux et leur gueule est si petite qu'ils n'ont jamais tué quelqu'un. C'est le seul serpent de Calédonie. On le rencontre en mer et sur les plages.


La vue au sommet du Phare Amédée, après l'ascension de ses 321 marches.


Une jolie blonde regardant la mer...

Le butin de la pêche : vivaneaux, loches bagnard et loches pintades, saumonée et bossus !!! Un régal pour ce soir !!!


Il n'y a pas à dire : Vivent les week-end prolongés !!

dimanche 28 mars 2010

Vélo sous l'eau

Faisant fi des mauvaises prévisions météorologiques, en ce beau dimanche de la saison des pluies, dégoûtés d'avoir dû renoncer à un camping sur un îlot, nous décidons d'aller faire du vélo à Farino.

Farino est un joli village à l'intérieur des terres, près de la Foa (prononcez "la foi"), où en plein hiver, au milieu de la nuit, les températures peuvent même tomber à 5°C...


C'est aussi le lieu où se trouve un parc forestier, qui doit son nom aux nombreuses fougères arborescentes, de parfois 10m de haut: le parc des Fougères géantes.

Au beau milieu de la balade, la pluie se met à tomber - prévisible... Le chemin devient glissant et boueux et nous nous retrouvons vite entièrement recouverts de boue (la preuve sur les photos). Nous aurions besoin d'une bonne douche !


Aussitôt dit, aussitôt fait: la pluie fine se transforme en un véritable déluge. Les éclairs semblent tellement proches qu'on a l'impression qu'ils vont nous tomber sur la tête.
Le chemin se transforme en un ruisseau. La pluie ruissèle partout, nous trempe jusqu'aux os, mais un rien de temps, nous voilà tout propres ! Il suffisait de demander !


dimanche 14 mars 2010

NC Tour

Nous n'avons pas donné de nouvelles depuis quelques jours car nous avons improvisé un petit tour de Calédonie.




Camping à Bourail, plage de Poé, Côte Ouest, Province Sud

Samedi, nous rejoignons à Poé (à 2h au Nord de Nouméa) Alain et Elsa pour le week-end.

Une compétition de planche à voile et kite surf se déroule à quelques centaines de mètres de là.
En tant qu'amateurs, nous nous gardons bien de trop les approcher, mais essayons tout de même de rivaliser en louant une planche à voile.
Un soleil splendide, pas trop de vent, un coach perso pour Elsa et moi : difficile de faire mieux.


Une fois le platier (récif de bord de mer, que l'on devine en bleu plus foncé sur les photos) nous avons pied encore longtemps. C'est un atout pour remonter sur sa planche après une chute. Nous naviguons sur une eau bleu turquoise et transparente. J'aperçois même deux raies qui nagent sous ma planche !!!
Je commence à prendre goût à la planche à voile !


Le "coin repas" de notre campement, avec sa natte typique, son feu de bois et son ombre offerte par les branches-racines des bagnans.


La Roche Percée, Bourail


Admirez, non pas moi, mais le bonhomme de la plage de la "Roche percée" en fond. Je vous l'accorde, on ne voit pas très bien, mais il paraît que, de plus près, ça ressemble à un bonhomme debout.

Le lieu est aussi réputé pour ses vagues : c'est le meilleur endroit pour surfer sur la côte, grâce à une passe dans la barrière de corail qui laisse entrer la houle. Vous noterez qu'il n'y a presque pas de vagues en Calédonie (et donc pas de tsunami). Si vous voulez surfer, le mieux est d'aller en bateau jusqu'au récif (autre nom pour la barrière de corail), sur lequel se cassent les grosses vagues du large.


Juste à côté, la "Baie des tortues", connue pour être un lieu de reproduction de ces reptiles. Nous avons pu voir quelques uns de leurs nids.

Camping sur la plage de Franco, Pouembout, côte Ouest, Province Nord

Le dimanche soir, nous avons lâchement laissé Elsa et Alain retourner à leurs obligations professionnelles, tandis que nous poursuivions notre tour, toujours plus au Nord de l'île.


Nous avons passé la nuit à la plage de Franco (le nom n'a aucun rapport avec l'espagnol, c'est celui que portait "une société qui y exploita la chromite alluvionnaire" dicit le guide que nous avions emporté).
Nous avons dormi quasiment les pieds dans l'eau, bercés par le doux clapot des vagues, la voie lactée au dessus de notre tête (romantique...).


Transversale Koné-Tiwaka, Ouest-Est, Province Nord


Une pause pour admirer la vue de la transversale Koné-Tiwaka, empruntée afin de rejoindre la côte Est. Vous pouvez voir en fond, la plaine des Gaïacs et, au bord de la mer, la ville de Koné.

Plus loin dans la transversale, arrêt pique nique près des "Chutes de Pombeï" où nous nous sommes baignés au milieu de roches immenses aux formes étonnantes.



Hotel Tiéti, Poindimié, côte Est, Province Nord


Escale plaisir et détente de deux jours, bien savoureuse en milieu de séjour, après avoir passé plusieurs nuits sous la tente. Bungalow tout confort (avec TV que nous n'avions pas vue depuis 1 mois), belle plage de sable blanc, cocktails de fruits à savourer au bord de la piscine...



En manque d'aventure, nous nous sommes laissé tenter par une promenade en Kayak sur la rivière de l'Amoa. Accompagné d'un guide kanak et de son chien (si si, je vous assure, il est resté sagement sur son kayak tout au long de la balade), nous avons longé différentes tribus qui, bien souvent, portent encore le nom que les missionnaires leur ont donné : Galilée, Saint-Paul, Saint-Michel... En bordure de rivière, des nénuphars violets, des bambous géants et des champs d'ignames, de taros et de bananiers.


Mais le plus épique a tout de même été de trouver la table d'hôtes "Chez Mélanie", dans la tribu de Tibarama, sans aucune autre indication qu'une vague direction donnée par un panneau rongé par les années... Heureusement, la table état bonne et très typique, avec son "poisson" (sans autre précision que celle-ci) cuit dans une feuille de bananier et accompagné de petits pois kanaks. Le soir nous avons dégusté "Chez Simone" d'excellentes crevettes de creek, assimilables à des écrevisses.


Vers Touho, côte Est, Province Nord



Une des nombreuses "missions" aux murs blanchis à la chaux.


Une aire de pique-nique en bord de mer.


La côte Est est peuplée surtout par des tribus kanak, dont on peut voir quelques maisons du bord de la route. Les jardins sont bien entretenus et très fleuris, et les boites aux lettres plus originales les unes que les autres (nous en avons même vu une sous forme de micro-ondes...). J'ai prévu de faire, un de ces jours, une page spéciale boite aux lettres, mais j'attends de rassembler encore d'autres photos ;)


Roches noires de Lindéralique, vers Hienghène, Nord-Ouest


En remontant encore vers le Nord, nous arrivons à Hienghène, la ville de Jean-Marie Tjibaou, une des grandes figures de la Calédonie.

Les falaises de Lindéralique, de calcaire noir, très découpées, sont notamment représentées sur le billet de 500 francs CFP. Elles contiennent de nombreuses grottes que nous n'avons malheureusement pas pu visiter, les horaires d'ouverture tenant compte des heures de sieste...


Incontournable : la Poule couveuse de Hienghène. On ne peut pas mieux représenter une poule !



Epicerie en bord de mer, à Hienghène



Pour poursuivre notre route vers le Nord, nous avons dû franchir la rivière Ouïaème au moyen d'un bac quelque peu vétuste : le bac de la Ouaïème (ah ? vous aviez deviné son nom ???).
C'est le dernier bac de Calédonie, il fonctionne 24h/24, 7j/7.
La Province a prévu de le moderniser dans quelques mois plutôt que de le remplacer par un pont pour ne pas empêcher l'esprit des "vieux" de la tribu de remonter le fleuve et qu'ils puissent ainsi communiquer avec les vivants...






Au dessus de la rivière, le massif le plus haut de la Calédonie : le Mont Panier. C'est aussi l'endroit où il pleut le plus : 4 m d'eau par an !



La cascade de Tao, et le Mont Panié en fond.



Petite pause à la cascade de Tao, et marche jusqu'au pied des chutes. Découverte des crevettes de creek avec leurs grands bras à pinces.


Surprise à la redescente : belle vue sur mer au dessus de la forêt.



Plage du gîte Ouané Batch, au Sud de Pouébo

Camping au bord de cette plage de rêve. Le soir, festin autour d'un plateau de fruits de mer (à volonté), à la table des hôtes, très sympathiques d'ailleurs. Langoustes, crevettes, salade de trocas (un coquillage), salade tahitienne, rillettes de thon, cochon sauvage délicieux, mais surtout, le meilleur crabe que je n'ai jamais mangé, pêché le matin avec sa mayo maison...


Le lendemain, exploration des fonds marins en face du gite.
Nous avons découvert avec ravissement des gorgones (coraux rouges, découpés comme de la dentelle), des étoiles de mer bleues, des bénitiers, des poissons perroquets verts, des poissons castex, des loches saumonées... et surtout, à trois reprises, une tortue, que nous avons presque pu toucher tant elle n'avait pas peur de nous.




Ensuite, nous avons emprunté le sentier de la mangrove de Mazé Dét, avec les guides de la Tribu de Pouébo, après avoir longé une vanilleraie.


Après une marche dans la mangrove (véritable poumon, vivier et filtre naturel), sous un tunnel de palétuviers, nous sommes montés sur une tour en bois pour admirer la vue.



Nous sommes allés jusqu'à la mer, l'eau nous arrivant à présent à la taille. Cette balade peut être faite en kayak à marrée haute.



Encore plus au nord, en direction d'Ouéga, terres de la Tribu de Saint Louis.



Renonçant à rester un jour de plus pour visiter Poingam et la pointe Nord de l'île, nous avons décidé de retourner à Nouméa, empruntant une autre transversale.

Transversale Nord (Est-Ouest), col d'Amos



Transversale Nord, en direction de Koumac, cols de Crèvecoeur